L’homme qui répare les femmes : la colère d’Hippocrate – Film documentaire de Thierry Michel –

Cela fait des années qu’il attire la presse du monde entier dans son Hôpital Panzi au Sud-Kivu (Congo). Denis Mukwege fait beaucoup parler de lui parce qu’il est un héro des temps modernes, bien malgré lui.

Sa particularité : Il consacre son métier de gynécologue à réparer les organes génitaux de toutes ces femmes victimes de viol, cette malheureuse et classique arme de guerre.

« L’homme qui répare les femmes », comme on l’a si justement rebaptisé a reçu tous les honneurs de la légion d’honneur au Prix Sakharov. Le Nobel n’était pas si loin…

Thierry Michel, le réalisateur belge a fait plus que lui tendre un micro, il a consacré un documentaire à cette incroyable personnalité.
Et comme une image vaut 1000 mots, j’ai lâché mon ordinateur pour assister à l’avant première dans le cadre du Festival International de Films de la Diaspora à Paris, vendredi dernier.

Inutile de vous dire que l’émotion était palpable dans les rangs tant les témoignages des victimes sont déchirants. Les larmes d’impuissance et de rage de la majeure partie de l’assistance ont cédé dès les premières scènes et plus encore à l’arrivée de ce bébé à l’hôpital dans un triste état. Insoutenable…

Et, face au silence des autorités congolaises et de l’opinion internationale, contraste le gynécologue Denis Mukwege. Un sursaut d’humanité dans l’horreur, l’indicible…Un homme de la trempe d’un Mandela. Las de réparer « l’irréparable », il dénonce ces actes ignobles aux Nations Unies et aux yeux du monde. Une vraie leçon de force et de courage quand on sait que derrière cette guerre qui n’en finit plus au Kivu, il y a des intérêts économiques dont on n’ignore plus l’existence.

Plusieurs festivals internationaux ont salué le travail de Thierry Michel, décernant prix et éloges. Mais pour ajouter la bêtise à l’horreur, le gouvernement congolais a décidé, il y a quelques jours, d’interdire la diffusion du film dans le pays, malgré son évident succès d’estime.
Le réalisateur, encore sous le choc de cette annonce regrette terriblement que le peuple congolais et ceux qui ont participé au film ne puissent le voir.  Docteur Mukwege, indigné, qualifie cette décision comme « une preuve de dégradation des Droits Humains en République Démocratique du Congo ».
Et maintenant, qu’est ce qu’on fait ?
On en parle encore et toujours ! Le documentaire sera projeté le 1er octobre au centre culturel Wallonie-Bruxelles à Paris, en présence du docteur Mukwege. Sa sortie est prévue au printemps 2016, je ne manquerai pas de vous donner la moindre info concernant cet édifiant document.

Over the last several years, Doctor Mukwege has been drawing the attention of the international press in his South-Kivu based Panzi Hospital (Congo). The man has created a stir because he is a modern-day hero in spite of himself.

His particular feature : as a gynaecologist, he spends most of his time mending genitals of all those women, victims of rape, that unfortunate and classic weapon of war.

« The man who mends women » as he is rightly nicknamed was honoured by the Sakharov Prize in 2014. The Nobel Prize was not that far.

The Belgian Director, Thierry Michel, has given him more than a space to express himself. He has dedicated a full documentary to that incredible personality. And as an image worth 1000 words, I put aside my computer and attended the preview at the African Diaspora International Film Festival held in Paris last friday.

Needless to say that the emotion ran high in the movie Theater as statements from the victims are so heart-wrenching. The tears of hopelessness and rage from most of the audience shed at the first scenes and overall when the  baby arrives in the hospital in a pitiful state. Unbearable…

Given the lack of concern from the Congolese authorities and the international opinion, Doctor Mukwege is acting as a burst of humanity into the horror, the unspeakable…A man of Nelson Mandela’s stature. Tired of repairing « the irreparable », he reveals those despicable and cowardly acts in a speech at the United Nations and to the whole world. A real lesson of strength and courage when one knows that behind that endless war in Kivu there are economic interests whose existence is no longer ignored.

Several international festivals awarded Thierry Michel’s work with prizes and honours. But to add stupidity to horror the Congolese governement  decided to ban the film in the country a couple of days ago, despite its obvious critical success. Following the shock of this terrible news, the Director regrets that the Congolese people and those who played in the movie included are unable to see it. Doctor Mukwege, indignated, considers that decision as « a proof of degradation of Human Rights in the Democratic Republic of Congo ».

And now what do we do ?

We spread the word ! The documentary will be screened 1st October at the Wallonie-Bruxelles cultural centre in Paris, in the presence of Doctor Mukwege and released in Spring 2016. I will keep you updated about it.

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