« World » – by Dutch photographer Ruud Van Empel

Ruud Van Empel est un artiste visuel néerlandais, connu pour sa technique d’assemblage photos réalisé sur ordinateur. A partir de plusieurs clichés pris séparément, il réussit la prouesse  de re-créer  des images quasi parfaites qui font aujourd’hui de lui un artiste hors-normes. Dans sa série « World », réalisé en 2005 et exposé dans plusieurs musées internationaux, il utilise cette technique très personnelle pour  mettre en scène des enfants dans un univers presque irréel et révèle en même temps « l’innocence, symbole de la beauté ». Entretien avec Ruud Van Empel, un artiste hors du commun.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours en quelques mots   ?

J’ai été diplômé avec distinction de l’Académie des Beaux Arts de St Joost à Breda (Pays-Bas). Au milieu des années 90, j’ai décidé de me concentrer sur le métier d’artiste visuel. Mes premières séries de photo s’intitulent The office (1995-2001), Study for Women (1999–2002) and Study in Green (2003). Je l’ai présenté dans une exposition individuelle au Musée de Groninger sous le titre de Waterpas of Optisch recht ? (Plat ou optiquement droit ?). Mais je dois ma percée internationale aux séries intitulées World, Moon, Venus (2005–2008)…Elles ont été exposées pour la première fois au Picture Eden, une exposition organisée par Déborah Klochko au George Eastman House (Rochester, NY). Après cela, j’ai eu des expositions individuelles dans plusieurs musées : les musées de Groninger, de Noord Brabant et de Het Valkhof au Pays-Bas, le musée de Fotografiska à  Stockholm en Suède, le Musée des Arts Photographiques de San Diego aux Etats-Unis et le Musée de la photographie d’Anvers en Belgique.

Ruud Van Empel en images…par Erik Van Empel / Ruud Van Empel in images…by Erik Van Empel

La série « world » continue de susciter l’intérêt du public. Pourriez-vous nous expliquer l’histoire derrière cette série ?

J’ai débuté cette série en 2005. Je voulais faire des portraits sur l’innocence et la beauté et j’ai utilisé des clichés de famille réalisés par mon père comme point de départ, des photos de mon frère et moi lorsque nous étions enfants dans les années 60. A cette époque, je travaillais sur la beauté parce que c’est ce qui m’impressionne toujours après plusieurs années. Beaucoup de choses  ne retiennent plus mon attention ou  perdent  leur attractivité au bout d’un certain temps. Les choses évoluent avec le temps. Mais la beauté dure, elle ne perd pas son attractivité et pour moi l’innocence est quelque chose de magnifique tout comme la nature. C’est pourquoi j’ai combiné ces deux élément. En 2004, j’ai réalisé des portraits d’enfants blancs représentant l’innocence mais j’ai été critiqué pour ça parce que les gens disaient qu’ils étaient trop blancs et sous-entendaient que j’avais une raison particulière de faire ça, ce qui était évidemment ridicule. Donc j’ai décidé de travailler ce même concept de beauté et d’innocence sur des enfants noirs car selon moi, il n’y a pas de différence entre un enfant noir et un enfant blanc. Ils sont tous les deux innocents ! Je réalisais que ce n’était pas évident pour tout le monde. Dans l’histoire de l’art, c’est toujours un enfant blanc qui représente le symbole de l’innocence. C’est comme ça que les séries ont commencé et celle-ci est l’une des plus populaires aujourd’hui. Ce travail suscite toujours autant l’intérêt à à l’échelle internationale.

Comment avez-vous réussi à atteindre un tel niveau de perfection ?

Quand je réalise un portrait, je photographie d’abord les modèles dans mon studio avec les mêmes positions et la même lumière que les photos prises par mon père. Ensuite, sur le terrain, je prends, par exemple, des photos de plusieurs arbres et des gros plans de feuilles, de fleurs et d’autres détails que je trouve dans la nature. Au Zoo, je photographie toutes sortes d’animaux. Toutes ces photos sont stockées dans ma base de données que j’exploite quand je suis prêt pour le montage. Celui-ci me prend 2 à 4 semaines pour arriver à un bon résultat. C’est une technique très personnelle que j’ai développé.

Avez-vous un projet particulier sur lequel vous travaillez en ce moment ?

Je travaille toujours sur plusieurs projet à la fois. En ce moment je travaille sur une série de paysage.

Cette photo ci-dessus est notre coup de coeur. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Ce travail est inspiré d’une photographie de ma nièce en 1965 prise à la sortie de l’église le dimanche. Elle était habillée pour l’occasion. Pour la série World, j’ai utilisé les photos prise par mon père dans les années 60 et j’ai re-construit l’image avec des enfants noirs.

Découvrez les oeuvres de Ruud Van Empel sur son site internet : web.ruudvanempel.nl


Ruud Van Empel is a Dutch visual artist , known for his technic of photographic assemblage performed on computer. From different pics taken separately, he managed to re-create near perfect images that, today, provide him an outsider artist status. In his 2005 « World » serie, exhibited in various international museums, he uses this very personal technic to stage children in an unreal universe and unveils at the same time « Innocence as a symbol of beauty ». Interview with Ruud Van Empel, an uncommon artist.

Please tell us about yourself in a few words…

I graduated Cum Laude from the Academie of Art St Joost, Breda (1976–1981). In the mid-
nineties, I decided to develop myself further as a visual artist. My first photo series are
entitled The office (1995-2001), « Study for Women » (1999–2002) and « Study in Green » (2003). I presented this first solo exhibition at  Groninger Museum in 1999 under the title Waterpas of Optisch recht? (Level or Optically straight?). My international breakthrough came with the series of works entitled « World », « Moon », « Venus » (2005–2008)… These were first exhibited in the Picturing Eden exhibition, curated by Deborah Klochko, at the George Eastman House.(Rochester NY) After that I had solo exhibitions in several museums as the Groninger Museum, The Noord Brabants Museum and the Museum Het Valkhof in the Netherlands, Fotografiska in Stockholm Sweden, MoPA in San Diego, USA and the FoMU photography museum in Antwerpen, Belgium.

« World » serie keeps on arousing the interest of the public. Could you explain us the story behind it ?

I started this series in 2005, I wanted to make portraits of innocence and beauty, and used my father’s family photos as a starting point, photos from my brother and I when we were kids in the sixties. I was working with beauty in those days because it is something that keeps impressing me after so many years. Now, many things don’t impress me anymore, and many things loose their attraction after a while. That’s just the way things go when years pass by. But beauty is permanent, it does not loose its attraction, and for me innocence is something beautiful, and so is nature. So I wanted to combine those elements. In 2004, I did several portraits  of white kids portraying innocence, but I was critizised for that because people said they looked too white, and suggested I had a special reason for that, which was ridiculous of course. So I decided I could do the same concept about beauty and innocence with black kids, because as I see it, there is no difference between white or black kids. They are both innocent ! However, I did not realize this was not self-evident for everybody. In the history of Art it was always a white child that was portrayed as the symbol of innocence. This was the first time a black child was portrayed as the symbol of innocence. That is how this series started. It is my most popular series until today, and I still get reactions on this body of work from all over the world.

How did you proceed to reach such level of perfection ?

When I make a portrait I photograph several models in my studio in the same positions and with the same light that the pictures took by my father. On location I  photograph, for example, many trees and many close-ups from leaves, flowers and other details from nature. In the Zoo I take some photos from all kinds of animals. All these photos are placed under a name in my Database that I exploit once  I am ready to make a montage. The latter takes me  2 to 4 weeks to have a good result. The technique I use is very personal and is one that I developed myself.

Are you currently working on a particular project ?

I always work on several project at once. Currently I am working on a series of natural
landscapes.

Your  picture above is our crush ? Can you highlight us about it ?

This work is inspired from a photograph of my niece in 1965. It was taken after she left Church on Sunday, and she was dressed for the occasion. For the « World » series, I used family photos my father took from us as children in the sixties and re-made those images with black kids.

Discover Ruud Van Empel’s artwork on his website : web.ruudvanempel.nl

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