« Esperanto », la pièce de danse solo de Gwen Rakotovao

Photo Copyright Mustafa Bilge Satkin
« ESPERANTO », LA PIECE DE DANCE DE GWEN RAKOTOVAO – VERSION FR
Après maintes représentations sur la scène de nombreuses salles en France et à l’étranger (dernièrement avec la compagnie de danse YK Projects à Berlin et au Nigéria dans la production de We Almost Forgot), Gwen Rakotovao, pose, cette fois-ci, ses valises à Paris, le temps de préparer Esperanto, sa nouvelle pièce de danse solo.

Riche de ses expériences et de ses compétences, la talentueuse danseuse de 26 ans, formée à l’Institut Rick Odums à Paris et à la prestigieuse école de danse Alvin Ailey de New-York, compte bien apporter une touche d’optimisme dans ce contexte actuel pesant en misant sur sa double culture, française et malgache, pour fédérer le public et « diffuser les couleurs de l’humanité ». Je suis fière d’être malgache et je suis aussi fière d’être française et ça ne devrait pas déranger. Cela devrait être une richesse. Je crois qu’il est temps de faire la paix avec notre histoire commune malgré que ce soit une histoire violente. Il faut avancer et être fier de notre diversité, souligne-t-elle.

La pièce, porteuse d’espoir et d’harmonie, est l’aboutissement d’un projet conçu dans le cadre d’une résidence artistique qui a eu lieu en juillet dernier dans le Finistère et dont l’ébauche a été accueillie chaleureusement par le public breton.
Gwen Rakotovao, qui se veut messager de la paix, présentera la Première samedi 14 janvier en Normandie puis à Paris.
En attendant, nous vous invitons à soutenir le projet en cliquant sur le lien suivant :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/esperanto–2

Découvrez l’univers de Gwen Rakotovao :

« ESPERANTO », GWEN RAKOTOVAO’S SOLO DANCE PIECE – ENG VERSION
 
After she has performed in many  dance theaters, in France and abroad (lately with the YK Projects‘s dance company in Berlin and Nigeria for the production of  We Almost Forgot), Gwen Rakotovao, has decided to settle in Paris for a while, just the time to work on « Esperanto », her next solo dance piece.
 
With her wealth of experience and competencies, the 26-year-old talented dancer, who attended the Paris Rick Odums Institute and also the prestigious New-York based  school Alvin Ailey, is willing to inject a note of optimism in this current difficult context, sticking to her  multicultural identity, French and Malagasy, so that to bring the audience together and « convey the colours of humanity ». « I am proud of being Malagasy and also proud of being French and that should not disturb. That should be a wealth. I think it is high time to come to terms with our common history although it is a violent one. We need to move forward and be proud of our diversity », she stresses.
 
The piece, that brings hope and  harmony is the culmination of a project created during the Artistic Residency that took place in Finistere (a French Department) last July and whose excerpt from the show was warmly welcome in Brittany.
 
Gwen Rakotovao, who is acting as a messenger of peace, will introduce the dance piece on Saturday 14 January 2017 in Normandy and in Paris.
 
In the meantime, we invite you to support the project just clicking on the following link :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/esperanto–2

Discover the world of Gwen Rakotovao :

 

 

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FINDING FELA – Alex Gibney’s documentary

FINDING FELA – LE DOCUMENTAIRE D’ALEX GIBNEY – VERSION FR

Finding Fela , dont l’avant-première a été diffusée pour la première fois en France au  FNCD (Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires) sort en DVD et VOD le 5 Juillet 2016.

Réalisé par Alex Gibney, le documentaire retrace la vie de Fela Anikulapo-Kuti, génie de l’afrobeat mais aussi activiste ardent, qui n’a pas hésité à réquisitionner la scène pour dénoncer les injustices sociales ainsi que la corruption du gouvernement nigérian dans les années post-coloniales.

Ses discours et textes engagés, associés à une musique libre et spontanée forment un cocktail explosif et indigeste pour les autorités nigérianes qui tentent de le museler à plusieurs reprises, en vain. Tantôt jeté en prison ou encore battu par les militaires, sa détermination, chaque fois plus grande, fait de lui le porte-parole incontestable de tout un peuple.

Une comédie musicale lui a rendu hommage à Broadway et le spectacle connait un succès remarquable.

Finding Fela, un documentaire riche et percutant à ne pas manquer. Voici un extrait…


FINDING FELA – ALEX GIBNEY’S DOCUMENTARY – ENGLISH VERSION

« Finding Fela » , which was premiered at the FNCD (Festival of New Documentary Filmmaking) will be released in DVD and VOD  5th July 2016.

Directed by Alex Gibney, the documentary relates the life of Fela Anikulapo-Kuti, an afro-beat genius and also a prominent activist who did not hesitate to take the stage and denounce social injustices as well as the Nigerian government corruption in the years following independence.

His engaged speeches and words, associated to a free and spontaneous music make an explosive and indigestible cocktail for the Nigerian authorities which try to muzzle him many times, in vain. Sometimes, thrown in jail or beaten by the army, his determination that grew each time in strength made him a strong voice for people.

A musical has payed tribute to the emblematic figure and the show has a successful run on Broadway.

« Finding Fela », a rich and powerful documentary not to miss. See trailer above…

 

« Global Style Battles » : le photographe italien, Daniele Tamagni, pose un autre regard sur la mode

Cela fait plusieurs années que Daniele Tamagni sillonne les routes à la recherche de tendances dans des contextes socio-culturels différents. Récemment, le photographe italien a mis le cap sur les continents asiatique, latino-américain et africain. Si la langue, le sexe ou les origines séparent les sujets qu’il a immortalisé dans son dernier livre, l’ex-historien en art  a trouvé ce qui les relie : une tendance et une culture urbaine qui leur est propre, un style authentique devenu aujourd’hui une source d’inspiration pour le milieu de la mode. D’ailleurs, il en a fait le fil conducteur de son ouvrage photographique, « Global Style Battles » (Editions La Découverte) dont le lancement a eu lieu mercredi 3 février 2015 à Paris, lors d’un évènement organisée par African Fashion Gate.

Dans « Global Style Battles »,  vous invitez le lecteur à poser un autre regard sur la mode. Une mode sans frontières qui vient tout droit de la rue. Comment vous est venu l’idée de rendre visible l’invisible ?

Ça a toujours été ma passion, mon intérêt principal. Depuis mon travail sur les sapeurs en 2008, j’ai continué à rechercher des tendances dans des contextes sociaux, historiques, politiques…Découvrir des nouveaux styles et voir comment les jeunes de la nouvelle génération s’expriment en terme de créativité. Et surtout, valoriser cette créativité, parce que je pense que la mode, la vrai mode naît dans ces endroits. Après oui, il y a les grandes capitales de la mode, les passerelles. Mais l’inspiration que cette mode suscite…surtout en ce moment, est vraiment unique. Paul Smith, à mon avis, est un bon exemple. Il s’est inspiré des sapeurs pour sa collection (…) Le fil rouge de ce livre, c’était de créer un travail culturel…La mode n’est pas quelque chose de superficiel. Bien au contraire, elle trouve ses racines dans l’histoire, la sociologie, etc… et c’est ça qui m’a vraiment inspiré.

Pourquoi avoir porté principalement votre choix sur l’Amérique Latine et l’Afrique dans la création de vos visuels ?

Il y a aussi un chapitre que j’ai consacré à l’Asie. En fait, je suis un peu « africanisé ». Je collabore avec un magazine qui s’appelle Africa et qui traite de la culture africaine. L’approche est différente de ce que nous sommes habitués à voir dans les journaux, à savoir les guerres, les images un peu édulcorées, stéréotypées, exotiques…Notre travail consiste à rechercher des réalités de la vie quotidienne…La mode est donc un prétexte pour raconter ça. C’est une métaphore de cela. La mode exprime l’identité des gens…Il est vrai que l’intérêt principal, c’est l’Afrique. Mais je ne voulais pas faire seulement un livre sur l’Afrique pour ne pas trop marginaliser le continent. Je voulais aussi élargir mes perspectives et j’ai trouvé d’autres sujets intéressants. Je suis allé en Bolivie pour un travail sur un autre livre et le hasard m’a amené à m’intéresser aux Cholitas, à la tradition et à la culture indigène…A Cuba, par exemple, pays sujet aux changements, ce sont les racines africaines et latino-américaines qui m’ont attiré. En fait, ce ne sont pas les pays qui sont importants. Sinon j’aurais continuer avec le Brésil ou autres. Le fait est que dans tous ces choix, ces différents modes de vie, je me suis retrouvé. Je voulais montrer des données inaperçues. Mon livre est un point de départ pour un travail, un projet et montre les similitudes qui peuvent exister dans d’autres parties du monde. Ce qui est intéressant c’est qu’il n’y a pas l’Europe ou les États-Unis. Mon but n’était pas de rechercher la mode dans les pays développés mais plutôt rechercher des tendances dans des contextes urbains en Afrique, en Amérique latine et au Sud-est asiatique…avec oui une prédilection pour le continent africain.

Votre livre sonne comme un contre-pied aux industriels de la mode. Avez-vous voulu leur faire passer un message ?

Oui, oui, il y a beaucoup de messages et ce sont de bons messages. Parce que vraiment, ces jeunes, je les trouve révolutionnaires. Ils ré-interprètent les codes de la mode, de la street fashion avec un intérêt tourné vers leurs cultures et une inspiration qui vient de l’occident. Les sapeurs, par exemple, leurs vêtements sont des tenues de créateurs occidentaux qu’ils ré-interprètent à leur façon, avec du style, de la couleur. C’est comme un défi, une révolte, quelque chose de new, de différent. C’est la même chose avec les heavy metal du Botswana. C’est une musique, un style. Ce que j’aime, c’est cette relation musique/mode qui vient de l’occident associé à leurs propres accessoires. Cette créativité est d’autant plus intéressante quand on voit que les gens qui écoutent ce genre de musique ne s’habillent pas comme ça…Ils redonnent vie à une mode, un style qui a perdu toute énergie ou vitalité en Italie ou en France.

En tant que photographe, qu’est-il primordial pour vous de montrer dans vos œuvres photographiques ?

Pour moi, c’est raconter les gens. Parce que mon travail est surtout un travail  d’analyse. La mode est un prétexte pour raconter ce qu’il y a derrière l’apparence des gens. En découvrant la personnalité de ces gens, on peut mieux les raconter. Mais on  raconte aussi des styles et en faisant connaître ces styles, on raconte les changements observées dans des contextes. Mes photos ne sont pas axées seulement sur les individus. Ils tiennent compte aussi des contextes. Ce sont des photos « ambiancées », souvent spontanées…En tant que photographe, c’est vraiment la spontanéité qui m’intéresse.

Avez-vous une anecdote qui vous a particulièrement marqué et que vous souhaitez partager avec Afrique sur scène ?

A Amsterdam en 2010, j’ai participé à une exposition organisée par la Fondation Prince Claus. C’était la première fois où j’exposais les sapeurs et on a invité Willy, le jeune homme qui a fait la couverture de mon livre Gentlemen of Bacongo. Le jour du vernissage, il a disparu. Il ne voulait pas rentrer chez lui. Et pourtant, cette image iconique du livre a inspiré  la mode de manière positive…Tout ça pour vous dire que le rêve des sapeurs c’est de venir en Europe pour s’affirmer et échapper à une vie difficile quitte à rentrer dans la clandestinité. Il a préféré rester en Europe plutôt que de connaître la célébrité. Mais après tout, rentrer au pays et retrouver les difficultés…Il ne faut pas oublier que les sapeurs sont des gens qui vivent dans la débrouille mais qui dépensent pour la passion de leurs habits. Le monde des sapeurs c’est un monde de rêveurs. S’habiller comme ils le font c’est une manière de rêver. On retrouve ici la relation France/Congo ou Afrique/Occident. C’est une anecdote intéressante.

Cette photo est notre coup de cœur. Pouvez vous nous en dire plus à ce sujet ?

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Ce sont deux étudiants en mode. Ils aiment le style sartorial. Donc ils se définissent comme « sartoristic », une combinaison du terme « sartorial » et « artistique ». En fait, ils s’habillent avec les vêtement de leur père. Ils viennent d’Alexandra, un quartier des townships de Johannesbourg. Ils ont posé devant leur maison. Alors que la plupart des gens portent des vêtement colorés, eux ont fait le choix de porter des vêtements sombres. Ils se sont inspirés des grands leaders africains comme Lumumba. Ils ont un style un peu vintage des années 60. Ce sont des bloggers connus dans le milieu de la mode et sont très demandés. Ils amènent de la nouveauté. Ils fréquentent les Fashion Week et ont comme designer préféré, l’américain Tom Brown. Ce sont des jeunes qui, je pense ont un brillant avenir en tant que journaliste de mode ou encore chroniqueur de mode à Johannesbourg, une des villes les plus émergentes au niveau de la mode tout comme Dakar, je crois.

Découvrez les travaux photographiques de Daniele Tamagni sur son site internet : DANIELE TAMAGNI

 

Daniele Tamagni has been travelling around the world for years searching  trends in various socio-cultural contexts. Recently, the Italian photographer visited the Asian, Latin American and African continents. If language, gender, origins separate the individuals he captured on his latest book, the former art historian has found something that binds them together : their own urban trends and culture, their authentic style. Today, those are a source of inspiration for the world of fashion and Daniele Tamagni used them as a thread  throughout his photographic book, « Global Style Battles » (Editions La Découverte), whose launch took place in Paris on Wednesday 3rd February 2015, during the African Fashion Gate‘s event.

In « Global Style Battles », you invite the reader to take another look at fashion. Fashion without borders, straight from the street. How did the idea of having people seen the unseen come out to you ?

It has always been my passion and my main interest. Since I worked on the Sapeurs in 2008, I keep on searching changes on social, historical and political contexts…Discovering new styles and see how young people can express themselves in terms of creativity. Over all, increasing the value of that creativity, because fashion, true fashion, I think,  is originated from those places. Obviously, we can talk  about fashion capital cities,  bridges. But the inspiration that fashion raises…especially at this moment is truly unique. In my opinion, Paul Smith is a good example. He got his inspiration from the Sapeurs for his collection (…) The connecting thread throughout this book was to create a cultural work…Fashion is not something superficial. Quite on the contrary, it has its roots in history, sociology, etc. and that is what most inspired me.

Why did you mainly choose to focus on Latin America and Africa for your visuals ?

There is also a chapter dedicated to Asia. In fact, I am a little « africanised ». I am working in collaboration with a magazine entitled Africa, which deals with the African culture. The approach differs from what we are used to see in newspapers, such as wars, sweetened, stereotyped or exotic images… Our work consists in showing the realities of everyday life…Fashion is, thus, an excuse for telling stories with regards to that. It is a metaphor of that. Fashion expresses people’s identity…It is true that the main interest is Africa. But I did not want to make a book that only focuses on Africa so that to avoid having the continent marginalised. I wanted to get a global outlook and I found other interesting individuals. When I went to Bolivia for the needs of another book I was working on,  I discovered the Cholitas, the tradition and the indigenous culture by coincidence…In Cuba, for example, a country subject to changes, African and Latin American roots drew all my attention. In fact, countries are not important, in my opinion. Otherwise I would explore Brazil and many other countries. The thing is that I found myself in all those choices, those different lifestyles. I wanted to show the unseen. My book is a starting point for a work, a project and emphasizes on similarities that one can find in any other part of the world. What is interesting is that Europe and the United States are not part of the project. My goal was not searching fashion in developed countries but searching changes in African, Latin American and South Asian urban contexts…with obviously a predilection for the African continent.

Your book sounds like the exact opposite of the fashion companies. Have you tried to send them a message ?

Yes. There are many messages and they are good ones. I think those young people are revolutionary. They reinterpret fashion codes, street fashion with an interest focused on their own culture and an inspiration that comes for the western countries. The Sapeurs, for example, reinterpret western designers’ clothes with their own style and colours. It is like a challenge, a kind of rebellion, something new, different. It is the same thing with the heavy metal from Botswana. It is a music, a style. I love this connection of music/fashion that comes from the western countries associated with their own accesories. This creativity is particularly interesting, over all when one knows that people who are listening to that kind of music are not dressed like that…They revitalize a kind of fashion or style that has lost all its energy in Italy or in France.

As a photographer, what is essential to convey through your visuals ?

In my opinion, telling people’s story is important. My work is over all a work of analysis. Fashion is an excuse for explaining what is behind people’s appearance. If you understand people’s personality then you are able to tell their stories. But I am also talking about  styles and when you have those styles known you are able to talk about the changes you notice in some contexts. My visuals are not only focused on individuals. They take contexts into account. They are often spontaneous photos with an atmosphere …. As a photographer, spontaneity is what I am constantly looking for.

Do you have a little anecdote that has profound and lasting effect on you and you wish to share with Afrique sur scène ?

In 2010, I took part of an exhibition organised by Prince Claus Fund in Amsterdam. I introduced there the Sapeurs for the first time and Willy, the young man featured on the front cover of my book « Gentlemen of Bacongo » was invited. He disappeared on the day of the opening. He did not want to go back to his country. However, that iconic image of the book has positively inspired the fashion world…All this to say that the Sapeurs’ dream is to come to Europe to gain self-affirmation and to escape from a difficult life event if that means to become a clandestine. He made the choice to stay in Europe instead of being famous. But upon reflection, going back home and facing  difficulties…We must not forget that Sapeurs are people who are dealing with problems but spend a lot of money for their passion for clothes. Sapeurs’ world is a dream one. Dressing that way makes them dream . We thus come to the notion France/Congo or Africa/Western countries.  It is an interesting anecdote.

Your picture below is our crush. Could you tell us more about it ?

Those two persons are studying Fashion. They like the sartorial style. They call themselves « sartorialistic », a combination of « sartorial » and « artistic » terms. In fact they are wearing their father’s clothes. They come from Alexandra which is a neighbourhood located in  Johannesburg’s township. The picture was taken in front of their house. While most people wear coloured clothes they have made the choice to wear dark clothes. They got their inspiration from African great leaders such as Lumumba. They have got a 60’s vintage style. They are famous bloggers from the world fashion and they are much in demand because they bring novelty. They often go to Fashion week and their favourite desiger is the American Tom Brown. I think those two young persons have a strong and bright future as a fashion journalist or fashion columnist in Johannesburg, one of the most emerging city in terms of fashion as well as Dakar. 

 Discover Daniele Tamagni’s artwork on his website : DANIELE TAMAGNI

 

ALA.NI sort son album le 8 janvier 2016

On l’attendait avec impatience, l’album d’ALA.NI. Une chose est sûre, le 8 janvier, je serai de ceux qui se précipiteront dans les bacs pour me le procurer. La chanteuse anglaise, originaire des Caraïbes n’a pas cessé de faire parler d’elle tout au long de l’année 2015. Petite protégée de Damon Albarn, ou encore ancienne choriste de Mary J. Blige, ALA.NI a suscité la curiosité du public en dévoilant 12 chansons d’amour qu’elle a décliné dans 4 EP saisonniers. Elle vient d’ailleurs de clôturer l’année avec son EP d’hiver, en vente depuis le 21 décembre 2015. Outre le voile de mystère qui l’entoure, sa voix cristalline, d’une extrême pureté associé à un univers rétro des années 30 est sans aucun doute sa carte de visite.

Un conseil : si vous n’avez pas dépensé tout votre budget de noël, misez  sur l’album d’ALA.NI. Sinon empruntez auprès de vos amis ! L’artiste vaut vraiment le détour. Croyez moi !

We have been waiting ALA.NI’s album with impatience. One thing is certain : on 8th January I will be among those who will rush into the record stores to buy it. The English singer, originated from the Carribean has much to say for herself all along the 2015 year. As a Damon Albarn‘s protege or Mary J. Blige‘s former chorister ALA.NI has raised public interest with her 12 love songs declined in 4 seasonal EPs. She has just finished the year with her winter one, on sale since 21st December 2015. In addition to the shroud of mystery around her, her crystal-clear voice, of high purity, associated with a 30’s retro musical universe is undoubtedly her visiting card.

A piece of advice : if you have not spent all your Christmas budget, place your bet on ALA.NI’s album. Otherwise borrow from your friends ! The artist is worth  the detour. Take it from me !

Masques, le documentaire d’Apsita Berthelot-Cissé

Photo Copyright ©Terre Rouge

Masques, le film documentaire réalisé par Apsita Berthelot-Cissé sera projeté en avant-première parisienne le 3 novembre prochain au Lincoln. La réalisatrice nous invite à une immersion totale au coeur du Carnaval guyannais et nous fait vivre de l’intérieur les codes, les coutumes.

Cet évènement réputé être l’un des plus longs au monde accueille des personnes de tous horizons qui vont échanger, plaisanter, et se laisser tenter par des jeux de séduction sous couvert de l’anonymat. Le masque, élément central de la manifestation permet à chacun de transgresser les interdits et de vivre, le temps d’une fête, une expérience inouïe. Et c’est ce masque qu’Apsita tentera de faire tomber en suivant le quotidien de personnages au sein du carnaval.

La projection sera suivie d’un débat avec la réalisatrice.

Bande-annonce / Trailer :

« Masques, the film documentary directed by Apsita Berthelot-Cissé will be premiered at the Lincoln cinema next 3rd November in Paris. The Director invites us to a total immersion at the heart of the Guyana Carnival and lets us experience codes and costums from the inside.

This event, considered as one of the longest one in the world welcomes people from different backgrounds who exchange, joke and succumb to the temptation of game seductions on condition of anonymity. The mask which is a central element of the show allows each person to transgress taboos and have an unprecedented experience during the celebration. And that is the mask that Apsita will attempt to have it dropped while following the everyday life of some characters within the Carnival

Projection followed by a debate with the Director.

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FNCD, Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires – 5ème édition

Le Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires (FNCD), organisé par Belleville en vues, ouvre ses portes ce Mardi 10 Novembre 2015. Placé sous le thème AFROTOPIA, cette 5ème édition mettra l’accent sur le cinéma africain et se déroulera du 10 au 26 novembre 2015 entre Paris, Porto Novo (Bénin) et Lomé (Togo).

Au programme des films riches et variés dont certains sont inédits :

  • Afrique sur Seine – Paulin Soumanou Vieyra – Sénégal / 1955 / 21’ – Premier film africain réalisé par des africains – A ne pas manquer
  • Sembène ! – Jason Silverman et Samba Dadjigo – Etats-Unis / 2015 / 82’ – Inédit  – Histoire du cinéaste et écrivain sénégalais Sembène Ousmane.

La projection sera suivie d’un débat animé par Mélissa Thackway (professeur à l’Inalco et Sciences Po), spécialiste des cinémas d’Afrique.

Mardi 10 Novembre 2015 à 19h – INALCO – Auditorium –  65 rue des Grands Moulins – 75013 Paris.

  • Finding Fela – Alex Gibney  – Etats-Unis / 2014 / 120’ – Inédit Histoire de la vie de Fela Anikulapo Kuti, sa musique, son engagement social et politique. 

Dimanche 15 Novembre 2015 à 19h – Cinéma la Clef –  34 rue Daubenton – 75005 Paris.

Vous trouverez l’intégralité de la programmation en cliquant sur ce lien : Programme

AFROTOPIA teaser :

The Festival of New Documentaries (FNCD), organised by Belleville en vues is opening its door this Tuesady 10th November 2015. Focused on the AFROTOPIA theme, this 5th edition that will take place between Paris, Porto Novo (Benin) and Lome (Togo) will emphasize the African cinema.

Rich content and various movies will be screened, some of which are unseen :

  • Afrique sur Seine – Paulin Soumanou Vieyra – Senegal / 1955 / 21’ – First African movie directed by Africans – Not to be missed
  • Sembène ! – Jason Silverman et Samba Dadjigo – Etats-Unis / 2015 / 82’ – Unseen – Story of the Senegalese filmmaker and writer, Sembene Ousmane.

Projection will be followed by a debate moderated by Mélissa Thackway (INALCO and Political Science teacher), specialist of the African movies.

Tuesday 10th November 2015 à 7:00 pm – INALCO – Auditorium –  65 rue des Grands Moulins – 75013 Paris.

  • Finding Fela – Alex Gibney  – Etats-Unis / 2014 / 120’ – Unseen – Life story of Fela Anikulapo Kuti, his music, his social and political commitment.

Sunday 15th November 2015 à 7:00 pm – Cinéma la Clef –  34 rue Daubenton – 75005 Paris.

Full programming  here  : Programme

Cléone, Clap sur Avid l’artiste de l’ombre

Endless dance Copyright © Avid

David Fréchou est  l’auteur de l’affiche, Cléone , la pièce de théatre d’Isabelle Ménal dont la première s’est jouée, hier, au Théatre du Ménilmontant, à Paris. L’artiste antillais de 31 ans, est connu sur la scène graphique française sous le pseudonyme, Avid. Sa passion pour son métier de graphiste remonte à sa plus tendre enfance avec les films d’animation comme Dragon Ball  Z (diffusé sur France 2 à travers le programme télé, le Club Dorothée) dont il s’inspire pour créer des dessins qu’il associe à l’univers des comic. Fan de Spiderman, X-men, Spawn et autres mangas, il perfectionne son style en suivant des études d’arts plastiques, tantôt aux Antilles et tantôt en France, puis s’offre par la suite une formation de webdesigner. En participant aux battles graphiques (confrontation de graphistes via ordinateur), Avid remporte des prix dont celui du concours international Ten by Fotolia et gagne en notoriété. Son travail a fait l’objet d’une publication dans le magazine France Advanced Creation et a suscité l’intérêt du Salon de la photo et des sites dédiés à la culture graphique. Afrique sur scène a voulu en savoir plus sur cet artiste de l’ombre et c’est en toute simplicité qu’Avid a accepté de répondre à nos questions.

Vous êtes à l’origine de l’affiche de la pièce de théatre. Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler avec l’équipe de Cléone ?

Concrètement, c’est l’invitation et la confiance faites par Mathieu Party (Responsable communication de la pièce) qui ont d’abord primé, puis la rencontre avec Isabelle, l’auteure de la pièce, et un des comédien Nicolas Mouen. Isabelle m’a parlé de la pièce avec coeur et beaucoup d’envie,  et comme tout bon créatif, les idées ont fusé.

Pouvez-vous nous expliquer brièvement le travail qui vous a été confié ?

Donner vie à Cléone. Dans un premier temps, j’ai été à l’écoute puis j’ai du synthétiser toutes les envies et informations pour retranscrire visuellement ce qu’était Cléone. Au delà du côté visuel, une mécanique s’est installée. Comment en parler ? Comment faire vivre le personnage ?  Et surtout comment présenter cette pièce sans trop en dire pour laisser la surprise et inciter les gens à venir la voir.

Comment avez-vous préparé vos travaux de recherche artistique ?

Pour les recherches, il y a eu d’abord des mots à définir autour d’un bon repas et un très bon gâteau (merci Isabelle) partagé avec l’équipe de Cleone. Cela a permis ensuite d’avoir une ligne directrice sur le rendu et ce que l’on voulait exprimer autour de ce rendu final. Je dis « final » car nous avons fait plusieurs affiches qui exprimaient toutes à leur manière le personnage de Cléone.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail ?

Ce que j’aime dans mon métier, c’est le renouveau. Se challenger à chaque fois, s’adapter et trouver de nouvelles idées. Nous sommes nombreux dans le métier et si sortir du lot est difficile, il est encore plus difficile de garder l’étiquette du bon graphiste. L’arrivée de nouveaux venus dans le milieu est lourd à porter, du coup je me considère comme étant un éternel novice désireux, avide d’apprendre. Ce qui me stimule aussi c’est le contact, l’échange, la communication.

Parmi toutes vos oeuvres quelle est celle qui vous touche le plus ? Pourquoi ?

Je pense que les séries sur les concours Ten by Folia sont en fait mes préférées dans le sens où pendant un mois et sur chacun des dix thème je me suis toujours donné à fond pour avoir une idée propre et un rendu de qualité maximale.
Ce moment où je crée, où je perds la notion du temps est juste quelque chose de merveilleux surtout quand le rendu final me dépasse.

Quels sont les graphistes que vous admirez ou qui vous inspirent ? Pourquoi ?

Mes graphistes préférés? Wow !  Il y en a beaucoup. Sur la France Babou Don Mena, Brice Chapelet, Céline Lippmann, Ibrahim Amiot, Estelle Chomienne, Jean Raphaël Belajew… et bien d’autres encore. Je dirais que toutes ces personnes représentent mes inspirations passées car ce sont elles qui m’ont motivées à me lancer dans le graphisme. Elles représentent, encore, mes inspirations du moment car elles sont toujours d’actualités et font toujours partie de l’élite. Elles continueront à être une source d’inspiration future car leur style va perdurer.

Avez-vous un projet particulier sur lequel vous travaillez ou envisagez de travailler ?

J’ai plusieurs début de projets de collections que je fais mûrir pour avoir, un jour, l’opportunité d’exposer.

L’oeuvre ci-dessous est notre coup de coeur. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Darkness and Light, a été créé pour un concours international et a été l’oeuvre gagnante. Ce qui me plait dans ce visuel, c’est le coté dansé de cette dualité. On peut parler de jeux d’ombre et de lumière. Tout se passe sur une plate forme qui serait notre terre ou plutôt comme une boite à musique. Avec des symboles très nobles que sont le paon et le cygne, ou encore les roses, j’ai voulu rester léger mais en mouvement grâce aux différents plans que la créa suggère. Nous ne sommes pas sur une totale obscurité, nous sommes dans le domaine du rêve par l’aspect bleuté de la composition.

Vous pouvez découvrir le travail d’Avid sur sa page Facebook

Darkness and light copyright © Avid
Darkness and light copyright © Avid

David Fréchou is the artist who has designed the poster of Cléone, the theatre play written by Isabelle Ménal and whose première took place yesterday at Ménilmontant Theater in Paris. The 31-year-old West Indian man, is known on the French graphic design scene under the pseudonym Avid. His passion as a graphic designer dates back to his early childhood with animated movies such as Dragon Ball Z (broadcasted on the French Channel  through a famous TV programme for children : le Club Dorothée) from which he takes inspiration to create drawings with additional elements borrowed from the comic world. As a fan of Spiderman, X-men, Spawn and other mangas, he develops his skills studying plastics arts, both in the West Indies and France, and then he undertakes webdesign. Avid has participated to many graphic battles (confrontation of graphic designers via internet) including the international competition, Ten by folia, for which he has been awarded and gained recognition. His work has been published on the French Advanced Creation Magazine and has drawn the attention of the Paris Photo Show and websites dedicated to graphic culture. Afrique sur scène has wanted to know more about this artist who is working in the shadow and it is with all simplicity that Avid has accepted to answers our questions.

You have designed the poster of the theatre play. What motivates or inspires you to work with « Cléone »‘s team ?

In concrete terms, it is the invitation and the confidence Mathieu Party (Cleone’s communication Manager) shown in me that prevailed above all. After I was introduced to Isabelle Ménal together with one of the actors, Nicolas Mouen, we had a discussion altogether. Isabelle talked about the play from her heart and much desire and as a good creative person, many ideas have issued forth.

Would you explain us the work that has been asked you to produce ?

Giving birth to Cleone. As a first step, I have to understand the concerns and tastes, synthetize the whole before materializing visually Cléone’s character. Apart from the visual aspect, unexpected thoughts hit me. How are we going to speak about this? How are we going to bring the character to life ? And overall, how are we going to introduce the play without saying too much so that to maintain the suspense and make people come to see it ?

How did you handle your work of artistic research ?

Words were defined around a good meal and a good cake (thanks Isabelle) shared with Cléone’s team. That allowed us to draw a guideline on the final render and to show the things we wished to convey around that final render. I say « final » because we created several posters that all described Cleone’s character in a certain way.

 What do you  find particularly exciting about your job ?

What I find exciting about my work is the renewal. Challenging, adapting oneself to new situations, finding new ideas each time. There are many graphic designers on the market and if standing out fom the mass is difficult, it is even harder to maintain a good level. The arrival of newcomers into the market is not that easy to handle so I consider myself as an eternal novice wishing to learn. What stimulates me is getting in touch, exchanging and communicating.

Among your work, which one is your favourite ? Why ?

I think the series I made for Ten by Fotolia competitions are my favourite ones. Actually, I worked hard for one month, trying to get my own ideas and focusing on a high quality render for each of the ten themes. That moment when I design and lose all sense of time is something wonderful, over all, when the final render goes far beyond my expectations.

Which graphic designers do you admire or take inspiration from ? why ?

My favourite graphic designers ? Wow ! There are so many…Just in France, Babou Don Mena, Brice Chapelet, Céline Lippmann, Ibrahim Amiot, Estelle Chomienne, Jean Raphaël Belajew…and many others. All that persons represent my past inspirations. They are those who motivated me to enter the business. They are still representing my current inspirations as they are the best on the market and they will always be my source of future inspirations as their style is perpetuating.

Are you currently working on a particular project ?

I have started several collection projects that I am currently working on and I wish I would have the opportunity to have them featured one day.

Your below picture is our crush. Can you highlight us about it ?

« Darkness and Light » was created for an international competition and was the winning artwork. What is interesting in this visual is the dancing aspect of this duality. We can talk about a play of lights and shadows. The scene takes place in a platform that could be the earth or a music box. With noble symbols such as the peacock, the swam or the roses, I wanted to be as light as I can focusing on the movement thanks to the different plans the creation can suggest. The image is not a total darkness as the blue aspect of the composition refers to a dream world.

You can discover Avid‘s artwork on his Facebook page

Lumières d’Afrique – Théatre Chaillot

Photo : Light Switch © Emeka Okereke

54 artistes, chacun originaire des 54 Etats du continent africain sont attendus du 4 au 24 novembre 2015, au Théatre Chaillot, à Paris, pour présenter une oeuvre autour d’un thème : « l’Afrique des lumières ». L’événement organisé par African Artists for Development est un prélude à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

A l’heure où l’accès à l’énergie reste encore un gros problème dans la plupart des pays africains, les 54 artistes, vont nous livrer leurs visions et rêves à travers la photographie, la peinture et la sculpture. Un écran géant projettera les 54 messages des artistes, révèlant ainsi, la source intérieure de lumière qui leur a permis de réaliser leurs oeuvres.

Théatre Nationale de Chaillot
1 Place du Trocadéro – 75116 Paris

Du 4 au 24 novembre 2015

54 artists, originated each one, from the 54 States of the African continent are expected at the Chaillot National Theater in Paris from 4th to 24th November 2015. They will submit an artwork under the theme of « Africa of lights ». The event organised by African Artists for Development is a prelude to the United Nations Conference on climate change that will be held in Paris from 30th September to 11th December 2015.

At a time when access to energy remains a major challenge in most of the African countries, the 54 artists, will set out their visions and dreams through photography, painting and sculpture. A giant screen will showcase the artists’ 54 messages, revealing, the inner source of light that has enabled them to realise their works.

Théatre Nationale de Chaillot
1 Place du Trocadéro – 75116 Paris

From 4th to 24th November 2015

Beauté Congo 1926–2015 Congo Kitoko

L’exposition Beauté Congo qui se tient actuellement, à Paris, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, retrace sur près d’un siècle, la vitalité culturelle de la République Démocratique du Congo à travers la peinture, la photographie, la sculpture mais aussi la musique.

La découverte des œuvres des artistes congolais  de 1920 vaut vraiment le détour surtout quand votre visite s’effectue sur un fond de rumba du grand Franco et de son groupe OK Jazz .

Fondation Cartier pour l’art contemporain

Du 11 juillet au 15 novembre 2015


The exhibition, « Beauté Congo », currently being held in Paris at Foundation Cartier for Contemporary Art, traces the cultural vitality of Democratic Republic of Congo over nearly a century.

The discovery of 1920’s Congolese artworks definetely worth a visit overall when it is carried out on a rumba music background from the great Franco and his group OK Jazz.

Foundation Cartier for Contemporary Art

From 11th July to 15th November 2015